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Informer et être au faîte de l¿actualité, sans rechercher pour autant le scoop à tout prix, telle est la vocation du journaliste. Parfois, un hasard ou une sensibilité plus forte à un événement peut vous ouvrir les portes de cette profession. Olivier Frébourg en a fait l¿expérience¿
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En ce début d'année 1986, Olivier Frébourg traîne sa langueur et sa mélancolie d'étudiant en hypokhâgne dans les rues de Rouen. Déjà le regard du jeune Normand de vingt ans se tourne vers d'autres horizons : les Antilles de son enfance et le Paris littéraire où une gloire certaine l'attend¿ au moins dans ses rêves.
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Le 21 février, survient un événement qui va modifier le cours de sa vie. Il apprend en effet le naufrage en haute mer d'un chalutier flambant neuf, le Snekkar-Arctic, dont le port d'attache est Dieppe. Sur les vingt-cinq hommes d'équipage, dix-huit périssent dans l'accident ou sont portés disparus. Originaire de la ville portuaire où il a longtemps vécu, et issu d'une famille de marins - son père est capitaine au long cours et un grand-père patron-pêcheur -, Olivier Frébourg ne peut pas rester insensible à cette tragédie qui prend très vite une portée nationale.
Dès son annonce, sans aucune hésitation, il décide d'appeler les rédactions des grands journaux parisiens pour leur proposer ses services. Il n'hésite pas à se présenter comme journaliste. Sa démarche ne reste pas vaine puisque Libération lui demande un papier. Olivier Frébourg se rend à Fécamp, d'où sont originaires la plupart des victimes. Par des relations familiales, il parvient très vite à obtenir des informations et des éléments d'explication sur le drame. Bientôt, certaines familles de pêcheurs lui ouvrent leur porte¿
Entre compassion et exaltation, Frébourg rédige ses premiers textes dans une chambre d'hôtel de la cité portuaire avant de les dicter au téléphone. Du 24 au 28 février, il publie trois articles en pleine page dans les colonnes de Libération : " Fécamp : les hypothèses du bateau coulé ", " Snekkar-Artic : les familles dans le naufrage " et " Le Snekkar-Artic coulé par ses propres pompes ". Des débuts plus que prometteurs pour un jeune homme qui vient tout juste de se lancer dans le grand bain du journalisme¿
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FS
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