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En 2001, Jean-Luc Coatalem publie Je suis dans les mers du Sud, un essai sur Paul Gauguin. C¿est le fruit de plusieurs années d¿enquête sur les traces du peintre disparu en Polynésie près d¿un siècle plus tôt. Ecrivain et journaliste, Coatalem a profité de ses voyages et reportages à travers le monde pour la mener. Il saisit alors la moindre occasion pour découvrir les toiles de Gauguin présentes aux quatre coins de la planète¿
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En 1994, Jean-Luc Coatalem est envoyé à Chicago pour six jours par le magazine Grands Reportages. Dans la perspective d'un numéro spécial consacré aux Etats-Unis, il doit écrire un papier sur l'école d'architecture de Chicago qui, au tournant des XIXe et XXe siècles, a été à l'origine de la révolution des gratte-ciel.
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Alors que son séjour touche à sa fin et que son reportage est bouclé, Jean-Luc Coatalem note une agitation étrange dans le hall de l'hôtel Palmerston où il est descendu. Renseignements pris, il apprend que l'ancien champion du monde de boxe Muhammad Ali loge dans le même hôtel. Il occupe une suite trois étages en dessous de la chambre de Coatalem. Muhammad Ali est alors en tournée promotionnelle à l'occasion de la parution d'un livre de photographies retraçant sa carrière.
C'est là un prétexte tout trouvé pour rester quelques jours de plus sur place avec l'espoir de réaliser une interview du boxeur… Et par la même occasion en profiter pour voir à l'Art Institute de Chicago, le musée des beaux-arts de la ville, les toiles de Gauguin qui y sont exposées. Encore faut-il obtenir l'accord de son rédacteur en chef pour qu'il accepte de couvrir les frais supplémentaires ? Un rapide coup de fil à Paris à son rédacteur en chef et l'affaire est réglée : Coatalem obtient un délai de grâce de soixante-douze heures. Plus que nécessaire pour réaliser son double projet…
Reste à franchir maintenant le double barrage des gardes du corps et de l'attachée de presse pour atteindre le boxeur. Mais après plusieurs tentatives, y compris en filant le champion dans ses déplacements d'une librairie à une autre, Coatalem doit se résoudre à l'échec. Muhammad Ali s'envole pour Detroit sans que le journaliste français ait pu l'interroger. Pour se consoler, il peut à loisir découvrir les dix toiles de Gauguin présentes dans les collections de l'Art Institute dont Mehari metua no Teha'amana…
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FS
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