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Au XVIe siècle, les monarchies européennes prennent conscience du potentiel économique de l'Asie. Les Pays-Bas, et surtout Amsterdam, organisent rapidement ce commerce prometteur. En 1602, la ville met en place la Compagnie hollandaise des Indes orientales, dont l'objectif est le contrôle des mers du sud...
Dès le début du XVIIe siècle, les expéditions vers l'Océan Indien se multiplient en partance d'Amsterdam. En quelques années, les marchands établissent des comptoirs en Guinée, en Chine mais surtout en Indonésie. Avec seize mille navires, la Compagnie hollandaise des Indes orientales comptent alors plus de bateaux que l'Angleterre, la France, l'Espagne et le Portugal réunis.
Cette supériorité incontestée du commerce avec l'Asie pousse les marchands à envahir les quais d'Amsterdam. De là, les expéditions prennent plus de cohérence et d'importance. Le Japon, la Tasmanie et Java sont bientôt conquises et les comptoirs se multiplient.
Néanmoins, la Compagnie comprend rapidement que le commerce seul ne peut pas permettre de gagner la lutte contre la concurrence anglaise. Il faut désormais produire sur ces terres colonisées. Les plantations se développent donc, protégées par des lois draconiennes qui donnent la priorité aux navires hollandais.
Autre atout en la possession des Hollandais : leur maîtrise incontestée du commerce et de la production des épices, l'une des denrées les plus chères. La Compagnie concentre peu à peu son activité dans l'archipel des Moluques, les " îles des épices ", à l'est de l'Océan Indien. Deux épices, parmi les plus précieuses, sont particulièrement mises en avant : la muscade et la girofle. Mais cette production peut être à tout moment concurrencée par les Anglais. L'archipel compte près de mille petites îles, donc autant de cultures potentielles, qu'il est difficile de protéger...
Or les marchands de la Compagnie placent leurs intérêts au-dessus de tout. Ils prennent donc l'initiative de brûler intégralement toute la végétation des îles, ne gardant que les deux plus grandes et les plus défendables ! Ils entourent ainsi ces deux îles de tourelles et de canons. Pour garantir enfin à Amsterdam la maîtrise incontestée sur cette production, le vol d'une simple graine d'épice est puni de la façon la plus expéditive qui soit : la peine de mort...
ASt
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