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Fils de pasteur, Vincent Van Gogh entend poursuivre la lignée de prédicateurs de sa famille. Bien que son intention reste incomprise de ses parents, le jeune homme entreprend des études bibliques à Amsterdam. Bientôt une autre révélation s'impose à lui...
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En 1877, Van Gogh s'installe à Amsterdam, résolu à devenir pasteur. Cette vocation, né lors d'un séjour à Londres, ne convainc pas son entourage qui, pourtant, l'aide à accomplir la mission vers laquelle il se sent appelé. Le jeune homme vit alors chez un de ses oncles. Il se met à étudier assidûment la Bible, le latin, le grec. Mais quand il doit se plonger dans l'algèbre et la géométrie, Van Gogh est rebuté par la tâche. D'autant plus que toute cette érudition ne lui semble pas nécessaire pour partager sa foi...
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De plus, Van Gogh admet volontiers qu'il n'est pas un assez bon orateur pour assumer la fonction de pasteur. Il décide donc de mettre un terme à ses études trop laborieuses. Mais il ne renonce pas à l'idée de prêcher auprès des pauvres dont il se sent si proche. Aussi décide-t-il, sans plus attendre, de partir en Belgique, dans le Borinage, où la misère ouvrière est, à ses yeux, insupportable.
A l'époque, cette région constitue le premier bassin houiller d'Europe. L'activité industrielle, intense, a drainé une population des plus démunies. Van Gogh espère se rendre utile auprès d'elle. Quand il arrive sur place, il est surpris par l'aspect misérable des habitations - où le typhus sévit impitoyablement, par le paysage sombre, constitué de quelques arbres morts et complètement enfumés, de haies de ronces, de tas de fumier et de cendres.
Pour la première fois, Van Gogh prend conscience de la vraie détresse humaine : de jeunes enfants, des femmes travaillent quotidiennement pour un salaire dérisoire, au péril de leur vie. Les coups de grisou sont nombreux. Aux paroles du prêche, Van Gogh préfère apporter son secours matériel. Il distribue tous ses habits et se confectionne des vêtements à partir d'une toile d'emballage. Il utilise même ces derniers pour en faire des pansements pour les blessés du grisou.
La vocation de Van Gogh atteint enfin son but quand il réussit à convertir un mineur blessé qui l'accueille d'abord sous un flot d'injures ! Malgré toute cette désolation, le jeune homme, reste sensible à la nature et la dessine. Et si l'éloquence manque à sa vocation, l'art vient à son secours. Van Gogh va exprimer sa foi, son soucis de l'homme, à travers la peinture.
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MBB
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