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En 1834, George Sand mène déjà une vie de femme libérée. Séparée de son mari, elle vit seule à Paris, aime à s'habiller en homme, fume et prise le tabac, et consacre sa vie à l'écriture. Après une brève liaison avec Mérimée, elle rencontre un jeune poète : "Des yeux rêveurs, deux étoiles plutôt que deux flammes, un menton byronien, un large front modelé par le génie"...
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Si le jeune Alfred de Musset a déjà la vision désabusée de l'amour qu'il exprime dans ses pièces, il tombe immédiatement sous le charme d'Aurore de Dudavant, connue en littérature sous le nom de George Sand. Il dit l'aimer " comme un enfant ", et après quelques mois de bonheur, le couple décide de partir à Venise, ville de toutes les passions...
Ils s'installent à l'hôtel Danieli le 1er janvier 1834 et passent trois jours parfaits, tels qu'ils rêvaient d'en vivre durant leur idylle vénitienne.
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Mais George tombe malade, et Musset la délaisse. Il préfère " le vin, les fêtes, les femmes " plutôt que de jouer les garde-malades. Il court donc les maisons closes et s'enivre toutes les nuits. Il doute de son amour pour George Sand, qui, même une fois guérie, est au désespoir.
Et bientôt, c'est au tour de Musset de tomber malade. Une nuit, en proie au délire, il réveille l'élégant voisinage du quartier. Il chante et danse sans fin : " six heures d'une frénésie telle que, malgré deux hommes robustes, il courait nu dans la chambre ", se souvient Sand. Après sa convalescence, Alfred de Musset rentre à Paris. Elle reste en Italie... avec le séduisant médecin vénitien de son amant, il dottore Pagello !
L'histoire des amants terribles ne s'arrête pourtant pas là. D'éclipses en orages, " elle et lui " se quittent, se retrouvent, s'écrivent des textes passionnés. " Veux-tu que nous allions nous brûler la cervelle ensemble ? ", lui demande-t-elle dans une de ses dernières lettres... Mais George Sand et Alfred de Musset ne le feront pas, continuant de traduire leurs maux en mots éblouissants.
Musset a raison lorsqu'il écrit " la postérité répétera nos noms, comme ceux des amants immortels qui n'en font qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard. On ne parlera jamais de l'un sans l'autre ".
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AK
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