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Un coup de foudre à dix-huit ans et voilà la vie d'Alain Fournier bouleversée. De sa rencontre avec Yvonne de Quiévrecourt naîtra l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature française : Le Grand Meaulnes...
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Le 1er juin 1905 est un jour particulier pour Alain Fournier. Il n'est qu'un lycéen parisien de dix-huit ans comme les autres. Lors du Salon de la Nationale, en descendant les escaliers, son regard croise celui d'une jeune inconnue aux traits délicats.
Sans réfléchir, il commence à suivre la demoiselle. D'abord sur le Cours-la-Reine. Puis il prend le même bateau-mouche. Enfin, sans qu'elle s'en aperçoive, il l'accompagne à distance jusque chez elle, boulevard Saint-Germain. Les jours suivants, il se poste devant l'immeuble cossu et observe ses allées et venues.
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Quand la jeune fille remarque sa présence, elle lui sourit. Il ne lui en faut pas plus pour aviver encore ses sentiments. Le 11 juin, jour de la Pentecôte, elle sort tôt le matin, une bible à la main pour se rendre à l'église. Lui décide de l'aborder. Au moment où elle va monter dans le tramway, il parvient à lui glisser à l'oreille : "Vous êtes belle !". Yvonne rabroue le jeune importun qui s'entête néanmoins à la suivre jusqu 'à l'église. A la fin de la messe, il l'accoste de nouveau et lui propose de se promener ensemble. Elle se laisse convaincre. Ils ont alors " la grande, belle, étrange et mystérieuse conversation ".
Elle lui apprend son prochain mariage et lui demande de ne plus la suivre. Au moment de partir, elle se retourne une dernière fois et lui jette un long et langoureux regard. L'année suivante, au jour anniversaire de leur rencontre, Fournier espère qu'elle viendra se promener sur le Cours-la-Reine en souvenir. Il attend en vain...
Le fantôme d'Yvonne hante toujours Alain Fournier lorsqu'il écrit Le Grand Meaulnes. Il en est d'ailleurs la principale source d'inspiration.
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PhL
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